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12 mars 2005 6 12 /03 /mars /2005 00:00
Une maison entièrement numérique où tout répond, sinon au doigt et à l'oeil, du moins à un seul appareil: ce rêve commence à prendre forme, même si pour le commun des mortels il ne le concrétisera probablement pas de sitôt.

Bienvenue dans la "maison du futur", installée cette semaine au salon high-tech CeBIT de Hanovre (nord) par Deutsche Telekom et plusieurs partenaires.

Dès l'entrée, un système vidéo accueille le visiteur. Si la demeure est vide, il peut enregistrer un message vidéo. Il sera visionné à l'intérieur sur un écran relais, que les membres de la famille utilisent encore pour se laisser eux-aussi des messages, vidéo ou simple note écrite avec le doigt sur l'écran.

Un badge et une liaison à infrarouges permettent d'être suivi d'une pièce à l'autre par sa musique préférée.

Dans le salon, un gros dé commande, selon la face où il est posé, des changements d'ambiance, musique ou couleur de l'éclairage.

Dans la cuisine, les appareils électroménagers sont intelligents. Le lave-vaisselle prévient qu'il est mal fermé, le réfrigérateur que la température est trop élevée, le four que le gâteau est cuit.

Cela fonctionne à l'intérieur avec un ordinateur, mais aussi de l'extérieur, via internet, sur le PC du bureau ou le téléphone portable qui pourront aussi servir pour des ordres à distance: éteindre la lumière en cas d'oubli, démarrer le four...

Le secret: "beaucoup de technologie sans fil, et une série de câbles, cachés dans les murs par exemple", explique Hans-Martin Lichtenthaeller, porte-parole de Deutsche Telekom.

C'est peut-être le défaut du concept. L'idéal est d'intégrer les câbles dès la construction.

Eventuellellement, la liaison peut se faire par le réseau électrique, par exemple "dans les maisons anciennes qu'il n'est pas possible de câbler entièrement", assure Juergen Koschmann de T-Systems, filiale de services informatiques de Deutsche Telekom.

Certains produits sont déjà disponibles, comme l'électroménager conçu par Siemens, d'autres promis dans le courant de l'année, tel le système de l'entrée, qui devait rester sous mille euros, promet Deutsche Telekom.

Car le coût est un autre obstacle.

"C'est possible, la question est de savoir si les gens sont prêts à dépenser 10% à 20% en plus quand ils construisent une maison, et s'ils en ont l'utilité", relève Hans-Martin Lichtenthaeller.

L'électroménager dans la cuisine reste ainsi du haut-de-gamme. Le four coûte à lui seul 2.200 euros. Il faut encore une interface, environ 100 €, et une unité de commande, de 150 € pour un petit boîtier branché sur une prise électrique à presque 1.000 pour un PC-tablette, détaille Harald Pfersch, technicien chez Siemens.

Les appareils, en vente depuis un an, trouvent des clients, mais "assez peu", concède-t-il, évoquant "des gens qui se sentent initiateurs de tendance".

Les fabricants, alléchés par un marché potentiellement énorme, communiquent depuis des années sur la maison connectée, apogée de la convergence entre téléphonie, informatique et électronique grand public.

Mais en pratique, l'offre accessible au grand public n'est pas toujours convaincante.

Même si la télécommande se généralise, les attributs classiques de l'ordinateur, clavier, unité centrale ou souris, restent souvent inévitables.

Des produits présentés au CeBIT laissent toutefois espérer.

Les ordinateurs rétrécissent, ou tentent de se fondre dans le décor.

La société américaine Cherry présente par exemple des claviers et souris en imitation bois ou léopard. Et le suédois Swedx une série d'écrans, enceintes, claviers, souris et unités centrales où le plastique est remplacé partout par du bois véritable.

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