Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 21:04

Qu’il semble loin le temps où les relations de la Tunisie avec Microsoft s’apparentaient à une véritable ''guerre froide'' en raison du piratage quasi systématique, chez nous, comme ailleurs dans le reste du Maghreb, où le taux de logiciels piratés allait de 70 à 90%, faisant perdre près de 150 millions de dollars par an au géant américain de l’industrie du logiciel.

L’implantation de Microsoft –et Business Software Alliance, le commando de choc des «Big Four» (?) de l’industrie du logiciel- dans la région, à partir de 1999, et le lancement d’une campagne de dissuasion-sensibilisation a eu pour effet de réduire le nombre des actes de piraterie informatique et d’augmenter, en conséquence, le volume des revenus que Microsoft tire de la vente des droits d’exploitation des licences de ses systèmes et logiciels.

Plus clairement perceptible au niveau des relations avec les organismes publics, cette normalisation fait tomber tous les ans, depuis quelques années, un joli petit pactole dans l’escarcelle de la «Maison» Bill Gates. En Tunisie, les droits acquittés par l’Etat –pour le compte des divers ministères, institutions et des organismes qui relèvent d’eux- s’élèveront ainsi à 7,8 millions de dinars en 2009.

Des statistiques du ministère des Finances, il ressort que le plus grand utilisateur –et, donc, premier payeur de droits y afférents- de licences Microsoft est le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Technologie, avec 2,4 MDT de dinars, soit plus tiers de l’enveloppe totale. Il est suivi de loin par les ministères de l’Education et de la Formation (852 000 d), de la Justice et des Droits de l’Homme (813.000 d), de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques (630.000 d), de la Santé Publique (624.000 d), des Finances (467.000 d), de l’Intérieur et du Développement local (361.000 d), des Affaires sociales, de la Solidarité et des Tunisiens à l’Etranger (241.000 d), du Premier ministère (180.000 d), des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières (151.000 d), de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire (140.000 d), et de la Jeunesse, des Sports et de l’Education physique (130.000 d). Ceci pour les ministères et institutions dont l’enveloppe des droits payés à Microsoft dépasse les 100.000 dinars.

Les montants à régler se situent en dessous de cette barre pour tous les autres; c’est-à-dire les ministères de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine (97.000 d), du Commerce et de l’Artisanat (85.000 d), des Affaires étrangères (80.000 d), de l’Industrie, de l’Energie et des PME (69.000 d), de la Défense nationale (68.000 d), de l’Environnement et du Développement durable (66.000 d), du Développement et de la Coopération internationale (54.000 d), des départements du Transport, et de l’Emploi et de l’Insertion Professionnelle (44.000 d), des Affaires de la Femme, de la Famille et de l’Enfance (39.000 d), de la présidence de la République (38.000 d), de la Chambre des Députés (30.000 d), du ministère de la Communication et des Relations avec la Chambre des Députés et la Chambre des Conseillers (22.000 d), du ministère des Technologies de la Communication (18.000 d), du ministère des Affaires religieuses (12 000 d), et de la Chambre des Conseillers (10 000 d).

Un pactole que Microsoft aura certainement le plaisir de voir augmenter à l’avenir avec l’élargissement du parc d’ordinateurs et du nombre d’utilisateurs découlant de l’informatisation croissante des différents départements qui est loin d’être terminée.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Articles Récents

Liens