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18 avril 2005 1 18 /04 /avril /2005 23:00
Le ministère de la Recherche scientifique, de la Technologie et du Développement des compétences a organisé hier un colloque sur le thème de «La coopération entre la Tunisie et l'Union européenne en matière de recherche scientifique et de développement technologique».Présidant l'ouverture, M. Sadok Korbi, ministre de la Recherche scientifique, de la Technologie et du Développement des compétences, a mis l'accent sur l'intérêt accordé à la promotion de la recherche-développement au sein des grands établissements publics. Les pôles technologiques et les pépinières d'entreprises, a-t-il affirmé, constituent des lieux d'accueil adéquats au développement et à l'exploitation des résultats de la recherche. Il a, par ailleurs, mis l'accent sur l'importance de la coopération internationale dans le domaine de la science et de la recherche, soulignant que la Tunisie ne cesse d'oeuvrer en faveur de l'édification d'un espace euroméditerranéen de la recherche, fondé sur une dynamique de partage de la connaissance et de l'enrichissement mutuel.La Presse - Les activités de recherche et de développement technologique représentent le nerf de la guerre des pays industrialisés, servant de véritable catalyseur de l'économie, en permettant aux entreprises d'être innovantes et d'accroître ainsi leur compétitivité sur le marché. Sachant que la conduite d'une politique européenne de la recherche sert, en effet, de base à la dynamisation de l'activité au sein des entreprises, qui, grâce au travail des équipes de recherche dans les différents domaines, ont la possibilité de procéder au lancement régulier de nouveaux produits sur le marché.Mais, aujourd'hui, il s'agit pour la communauté européenne d'élargir le réseau de recherche aux pays du Sud méditerranéen, en favorisant l'échange et le transfert de savoir-faire entre les deux rives, afin de créer un large tissu d'entreprises capables de maîtriser les mutations technologiques. A l'instar de la Syrie, de la Jordanie et de la Turquie, la Tunisie figure parmi les partenaires qui peuvent bénéficier des programmes de recherche et de développement technologique mis en place par l'UE pour servir de cadre au financement des activités et des projets de recherche, qui doivent être menés dans des domaines à forte valeur ajoutée.Pour un partenariat fructueuxLa Tunisie a, ainsi, ratifié en mars 2004 l'accord spécifique en matière de recherche et de développement qui permet aux chercheurs tunisiens de participer dans les mêmes conditions que les chercheurs européens à tous les appels d'offres s'inscrivant dans le cadre des programmes communautaire de recherche et de développement. «Ils peuvent également négocier des contrats de financement de projets de recherche, a ajouté M. Ridha Mokni, responsable de la coopération internationale au ministère de la Recherche scientifique et du Développement des compétences. S'agissant actuellement du sixième programme-cadre, plusieurs projets de recherche tunisiens ont été présentés dans les domaines de la santé, des nouvelles technologies de l'information et de la communication... Le lancement de ces programmes vise, en effet, l'instauration d'un espace euro-méditerranéen d'échanges dans le domaine de la recherche».Toutefois, pour que les chercheurs tunisiens puissent participer à ce type de programme communautaire, certains critères doivent obligatoirement être respectés, à savoir proposer des projets transnationaux qui impliquent des chercheurs provenant d'autres pays partenaires et développer la recherche dans des domaines à forte valeur ajoutée. Ainsi, un projet «Euromedanet», financé par l'Union européenne, a été lancé pour créer des points d'information dans les pays partenaires de la rive sud de la Méditerrannée. La fonction de ces derniers : assister les chercheurs au cours des différentes étapes de la recherche, les aider à identifier les thématiques prioritaires autour desquelles doivent s'articuler leurs activités, identifier les partenaires avec lesquels ils peuvent travailler en équipe et les aider à élaborer et à rédiger leur projet. «Nous assurons la formation des experts chargés d'animer ces points d'information, a observé Mme Eleona Tsoka, coordinatrice du projet Euromedanet. Il s'agit d'assurer une participation fructueuse des pays partenaires de la rive sud aux programmes communautaires».

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