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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 14:35
 
Pourquoi nous sommes en retard ?
 

Le commerce électronique reste peu développé en Tunisie, pour ne pas dire marginal et insignifiant car en 2006, sur un ensemble de 4.566 sites web en ligne, seule 250 offrent la possibilité d’acheter en ligne.


Les transactions électroniques internes ont totalisé 14.190 MD, soit un volume insignifiant, même s’il a été multiplié par 7 par rapport à 2005, où l’on était à 0,748 MD.

Cette évolution est due aux inscriptions universitaires à distance, qui ont été obligatoires pour les 400.000 étudiants dès la rentrée 2006-2007.

La situation marginale du commerce électronique a plusieurs causes, dont la faible bancarisation des jeunes, surtout élèves et étudiants -les cartes bancaires pour jeunes à partir de 13 ans, n’ont été lancées en Tunisie que récemment, et la plupart des cartes sont des cartes de retrait plutôt que de paiement-, le nombre très réduit de cartes bancaires internationales permettant d’acheter en devises (la nouvelle carte de voyage, permettant de disposer à l’étranger de l’allocation touristique, soit l’équivalent de 4.000 DT, permet d’acheter sur le marché international via le web), le nombre très réduit de sites marchands en Tunisie et l’absence de promotion de ces sites, et des avantages qu’ils offrent. Car, l’achat sur Internet n’est intéressant que s’il offre un avantage au niveau du prix, concerne un produit/service rareté, ou offre un l’avantage de la proximité.

On peut prendre comme exemple le match Tunisie/Maroc qualificatif pour la Coupe du monde 2006 où la demande avait dépassé l’offre, ce qui avait fait exploser les ventes par Internet.

La Tunisie cherche à parachever le cadre juridique pour favoriser ce genre de commerce.

En outre, le projet de création d’un réseau de services à valeur ajoutée Tunicommerce, pour relier tous les industriels adhérents au système de code à barres aux grandes surfaces, va permettra de maîtriser les circuits de distribution.

Par ailleurs, l’Ecole supérieure de commerce électronique va mettre en ligne un portail de commerce électronique, comportant un guide du promoteur d’un projet de commerce électronique et un guide législatif.

Un programme de dynamisation des transactions commerciales dans les entreprises publiques a concerné 40 entreprises, parmi elle, l’ATTT (Agence Technique de Transport Terrestre) qui a mis en place un portail permettant de s’inscrire pour les examens de permis de conduire.

De même, le CEPEX a créé en son sein une unité chargée du commerce électronique.

Toutefois, ce qui est curieux en Tunisie, c’est que le commerce électronique demeure en retard dans le secteur touristique et celui de l’artisanat, car peu d’hôtels disposent d’un site web, à l’exception des grandes enseignes. De plus, les portails existants ne sont pas toujours pratiques, attractifs et bien fournis en produits.

16% des réservations hôtelières, effectuées en Europe sur la Tunisie, l’ont été par le biais d’Internet, ce qui signifie que la marge de progression reste importante et le potentiel réel.

Dans les moteurs de recherche, en lançant des mots clés comme ‘’Tunisie’’, ‘’couscous’’, ‘’Carthage’’, ‘’Hannibal’, on remarque la rareté, pour ne pas dire l’absence, des sites hébergés ou développés en Tunisie.

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