Sécurité - Croyant télécharger un MMS de charme ou une mise à jour pour son téléphone mobile, l'utilisateur réceptionne un virus. Inoffensif, Commwarrior ne fait que se réexpédier vers tous les contacts du répertoire. Gare à la facture téléphonique!
Les experts en sécurité ont recensé le premier virus-ver qui se propage via MMS, ces messages multimédias pour téléphones mobiles. Baptisé Commwarrior (alias SymbOS/Commwarrior.a ou SYMBOS_COMWAR.A), il cible les téléphones Nokia (modèles 7610 et 6600) équipés du système d'exploitation Symbian Series 60.
Ce virus ne représente pas une menace importante. Très peu de cas de contamination ont été signalés et sa propagation devrait être très réduite. Tous les éditeurs d'antivirus lui ont d'ailleurs attribué leur plus bas niveau de dangerosité.
Même verdict pour la société danoise de recherche en sécurité Secunia, ainsi que pour le directeur technique de F-Secure France, Eugenio Correnti, qui explique à ZDNet que «c'est plus sa nouveauté technique qui nous a alertés».
Commwarrior se répand de deux façons. D'abord via les messages multimédias, dont le protocole de transmission permet de recevoir, en plus des images et du son, des fichiers exécutables. C'est cette voie que le virus exploite.
Concrètement, l'utilisateur reçoit une demande de réception d'un MMS. Une vingtaine de messages accrocheurs sont utilisés pour le pousser à valider cette demande allant des photos de charme aux mises à jour de l'OS Symbian, selon le bon vieux principe du "social engineering".
Le bon sens comme meilleure protection
En l'acceptant, il télécharge en fait un fichier contenant le virus, qui s'installe sur le mobile et le contamine. Commwarrior ne détruit aucune donnée, mais il "s'autorenvoie" vers tous les contacts du répertoire de l'utilisateur. Conséquence, la facture téléphonique risque d'augmenter par le nombre de MMS postés et la ligne saturer.
Les canaux de communication sans fil Bluetooth constituent le second mode de propagation du virus ils sont utilisés pour s'échanger des données à courte portée. Commwarrior scanne tous les téléphones présents dans le rayon d'accès du réseau radio, d'environ dix mètres. Il en cible un et envoie à son utilisateur une proposition de téléchargement d'un fichier. S'il accepte et que son téléphone est équipé de l'OS Symbian Series 60, il est contaminé.
Pour se prémunir contre une telle attaque, les éditeurs recommandent opportunément d'installer un logiciel antivirus pour Symbian OS. Il permettra également de nettoyer le système; aucune méthode d'éradication manuelle n'a en effet été communiquée.
Mais la vigilance demeure encore la meilleure sécurité. «Les téléphones peuvent facilement être protégés en ayant recours au bon sens», indique Antti Vihavainen, directeur des solutions pour opérateurs de téléphonie mobile de F-Secure. «Aucun des virus mobiles actuels ne peut s'installer sans que l'utilisateur n'accepte les avertissements de sécurité standards.»
Il recommande donc aux possesseurs de téléphone Symbian Series 60 de ne pas installer d'applications inconnues leur parvenant via MMS, et de paramétrer leurs communications Bluetooth en mode invisible, pour éviter d'être détectés.
Bienvenue dans la "maison du futur", installée cette semaine au salon high-tech CeBIT de Hanovre (nord) par Deutsche Telekom et plusieurs partenaires.
Dès l'entrée, un système vidéo accueille le visiteur. Si la demeure est vide, il peut enregistrer un message vidéo. Il sera visionné à l'intérieur sur un écran relais, que les membres de la famille utilisent encore pour se laisser eux-aussi des messages, vidéo ou simple note écrite avec le doigt sur l'écran.
Un badge et une liaison à infrarouges permettent d'être suivi d'une pièce à l'autre par sa musique préférée.
Dans le salon, un gros dé commande, selon la face où il est posé, des changements d'ambiance, musique ou couleur de l'éclairage.
Dans la cuisine, les appareils électroménagers sont intelligents. Le lave-vaisselle prévient qu'il est mal fermé, le réfrigérateur que la température est trop élevée, le four que le gâteau est cuit.
Cela fonctionne à l'intérieur avec un ordinateur, mais aussi de l'extérieur, via internet, sur le PC du bureau ou le téléphone portable qui pourront aussi servir pour des ordres à distance: éteindre la lumière en cas d'oubli, démarrer le four...
Le secret: "beaucoup de technologie sans fil, et une série de câbles, cachés dans les murs par exemple", explique Hans-Martin Lichtenthaeller, porte-parole de Deutsche Telekom.
C'est peut-être le défaut du concept. L'idéal est d'intégrer les câbles dès la construction.
Eventuellellement, la liaison peut se faire par le réseau électrique, par exemple "dans les maisons anciennes qu'il n'est pas possible de câbler entièrement", assure Juergen Koschmann de T-Systems, filiale de services informatiques de Deutsche Telekom.
Certains produits sont déjà disponibles, comme l'électroménager conçu par Siemens, d'autres promis dans le courant de l'année, tel le système de l'entrée, qui devait rester sous mille euros, promet Deutsche Telekom.
Car le coût est un autre obstacle.
"C'est possible, la question est de savoir si les gens sont prêts à dépenser 10% à 20% en plus quand ils construisent une maison, et s'ils en ont l'utilité", relève Hans-Martin Lichtenthaeller.
L'électroménager dans la cuisine reste ainsi du haut-de-gamme. Le four coûte à lui seul 2.200 euros. Il faut encore une interface, environ 100 , et une unité de commande, de 150 pour un petit boîtier branché sur une prise électrique à presque 1.000 pour un PC-tablette, détaille Harald Pfersch, technicien chez Siemens.
Les appareils, en vente depuis un an, trouvent des clients, mais "assez peu", concède-t-il, évoquant "des gens qui se sentent initiateurs de tendance".
Les fabricants, alléchés par un marché potentiellement énorme, communiquent depuis des années sur la maison connectée, apogée de la convergence entre téléphonie, informatique et électronique grand public.
Mais en pratique, l'offre accessible au grand public n'est pas toujours convaincante.
Même si la télécommande se généralise, les attributs classiques de l'ordinateur, clavier, unité centrale ou souris, restent souvent inévitables.
Des produits présentés au CeBIT laissent toutefois espérer.
Les ordinateurs rétrécissent, ou tentent de se fondre dans le décor.
La société américaine Cherry présente par exemple des claviers et souris en imitation bois ou léopard. Et le suédois Swedx une série d'écrans, enceintes, claviers, souris et unités centrales où le plastique est remplacé partout par du bois véritable.
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